Me revoilà pour un post ésotérique :). Je ne sais pas si vous vous êtes demandés ce que c'était l'Ombre et comment on savait qu'on en était 'possédé'. Eh bien, moi si! Je ne voyais pas du tout comment ça pouvait marcher, parce que franchement, quand on y est, on n'y voit que du feu. Mais bon, j'ai suffisamment payé de ma personne visiblement, parce que là ce matin, au fond de mon lit, je crois que je commence à piger.
Dans la théorie (psychanalytique), l'Ombre est l''endroit' de nous-mêmes où l'on emmagasine tout ce qu'on ne veut pas voir, les choses qui nous font peur, qu'on souhaite éviter, abandonner, oublier, reléguer, enfouir, bref ôter de la vue de soi et des autres: agressivité, peur, désir - mais aussi, pour des raisons personnelles - amour, créativité, etc. On ne peut pas les anéantir, mais on essaie au maximum d'oublier qu'elles existent, et parfois ça marche tellement bien qu'elles finissent par nous manipuler en douce, et parfois nous faire complètement perdre la boule. Pour couronner le tout, on voit beaucoup mieux l'Ombre des autres que la sienne. Et quand les deux se mettent à se chamailler, alors c'est le feu d'artifice. A tel point qu'à la fin on se demande ce qui a bien pu se passer, comment on en est arrivé là, et on a bien raison puisque ce qui se joue est en dehors du champ de la conscience. C'est du pur malheur et de la pure négativité qui se répand, et qui n'a rien à voir avec ce que l'on est une fois qu'on a repris ses esprits. On fait des choses qu'on regrette, on dit des choses qui font mal; quand l'Ombre est en pleine action, le but c'est de détruire et de faire le plus de mal possible. Et ça, on le subit soi-même. Super. La théorie dit aussi que parfois c'est un passage nécessaire pour la construction de soi, en tout cas pour la montée de l'Animus positif, celui qui assure (pour les femmes, en tout cas) l'inscription dans l'action, dans le réel. On va puiser en soi des ressources 'guerrières' qu'il faut parfois démêler dans les endroits les plus 'dark' de nous-mêmes, pour pouvoir se coltiner la vie. La plus grande aventure humaine, peut-être. Ouais, classe.
Sauf que dans le processus, ça peut très mal tomber. On peut se chamailler avec des gens qu'on adore, et dont on veut le plus grand bien. Et quand on est à deux dans l'Ombre, ce n'est pas facile d'arrêter le combat. Il faut - des deux côtés - beaucoup d'amour, de respect et de compréhension pour dépasser ce moment.
Pour ma part, et pour l'instant, je vais rendre les armes, lécher mes blessures et attendre que la lumière soit.
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